CIRCO EQUESTRE SGUEGLIA
texte
et musique Raffaele Viviani mise en scène Alfredo Arias
4 > 8 mars 2015 -Athénée Théâtre Louis Jouvet
square de l'Opéra Louis-Jouvet - 7 rue Boudreau - 75009 Paris
spectacle en italien surtitré en
français
Quelle
est la différence entre un drame et un mélodrame ? Si l’on ne se fie qu’à
l’étymologie, on dira que le second comporte de la musique. Mais si l’on
préfère croire ses souvenirs, on se rappellera que seul le “mélo” procure cette
tristesse rare, qu’on est un peu content d’éprouver. Amours, dangers,
trahisons, pauvreté et grands coeurs : c’est une vie sur la corde raide que
celle de la troupe du Circo equestre Sgueglia. De leurs piteux exploits, on ne
verra rien mais on imaginera tout, l’action de la pièce se situe dans les
coulisses, où tous les vertiges amoureux peuvent devenir fatals. “Autour de la préparation d’un plat de macaronis se
tisse la trame de la passion qui finira par anéantir deux êtres. Deux êtres
d’une grande bonté : Zenobia, la femme du dresseur des chevaux, et Samuele le
clown vieillissant. Tous deux seront désenchantés à jamais”, raconte Alfredo Arias, qui a retrouvé dans l’écriture du
Napolitain Viviani les cirques en perdition croisés durant son enfance à Buenos
Aires, mais aussi la verve des feuilletons radiophoniques et la fougue des
tangos argentins. Moins connu hors des frontières italiennes que son
contemporain et rival Eduardo de Filippo, Raffaele Viviani s’était attaché à
décrire le monde des petites gens et des petites affaires, qui est aussi celui
de désirs et de sentiments immenses. Enfant de la balle, acteur autant
qu’auteur, autodidacte et saltimbanque, il parle ici d’expérience. “Ce qui fait la différence entre l’écriture de
Viviani et celle d’un simple auteur de mélodrames larmoyants, ajoute
Arias, est sa lucidité, son
ironie, son art d’égarer ses personnages pour mieux les retrouver, les
retrouver dans une sorte de lumière clairvoyante.”
location : 01 53 05 19 19