Dans un rapport sur le spectacle vivant, la chambre régionale des comptes épingle " la situation de monopole de la troupe concernant la diffusion des arts de la rue à Nantes".
Les spectacles gratuits de Royal de luxe, avant d’être
exportés ailleurs dans le monde, sont très suivis à Nantes… Ici le Mur de
Planck, avec sa grand-mère. | Marc ROGER
Faut-il mettre en concurrence Royal de luxe avec d’autres
compagnies ? En clair, les marionnettes géantes doivent-elles laisser la place
à d’autres spectacles de rue à Nantes, de temps en temps. Ou encore la ville
a-t-elle tort de mettre ses œufs dans le même panier en matière d’arts de la
rue ?La chambre régionale des comptes semble le penser. Dans un rapport très
dense sur le spectacle vivant à Nantes, de 2007 à 2012, elle préconise en effet
d’envisager une procédure d’appel à projets pour encadrer la diffusion des
spectacles de Royal de luxe. Un vrai pavé dans la mare, quand on connaît
l’importance de la compagnie dans l’image de la ville.« Cette troupe, notent
les magistrats de la cour des comptes, est dans une situation de monopole (sous
entendu à Nantes), concernant la diffusion des arts de la rue. Or cette
discipline est la plus fréquentée et la plus partagée. »
À lire dans Ouest-France.
